CHeb Khaled

 CHeb Khaled
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Khaled Hadj Brahim, alias Khaled est né dans un faubourg d'Oran à Sidi El Houari le 29 février 1960. Son père travaille dans le garage de la police, recevant un modeste salaire. Tout petit, le jeune Khaled tombe dans la magie musicale et écoute beaucoup de musique marocaine, ainsi que les chanteurs Elvis Presley et Johnny Hallyday. Vers l'âge de sept ou huit ans, il a trouvé sa voie. Mais dans sa famille, personne n'est musicien, hormis son oncle paternel qui joue de l'accordéon. Son père quant à lui n'apprécie pas les incartades de son fils et le corrige quand celui-ci fait les quatre cents coups : à 14 ans, il est renvoyé de l'école pour absences répétées. En effet, à cette période, il chante dans les mariages et les cabarets à l'insu de son père avec son groupe les "Cinq Etoiles".
En 1974, c'est son premier enregistrement sur un magnétophone deux pistes "Trig El Lici", qui sort en 45 tours et passe inlassablement sur les radios. Le public accroche tout de suite. Cheb (le jeune) Khaled comme on le nomme à Oran, ne touche pas un sou de ce succès. Pour gagner sa vie, il est amené à faire divers métiers, garçon de café, cordonnier, etc..

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# Posté le dimanche 01 octobre 2006 06:31
Modifié le mercredi 08 novembre 2006 07:53

"Raï

"Raï
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C'est à la fin des années 70 que le raï se développe en tant que musique urbaine par laquelle les jeunes oranais se sentent attirés. Logiquement, Khaled s'inscrit dans la génération des "chebs" qui accompagnent ce mouvement musical et culturel. Entre le désespoir du blues et une formidable envie de faire la fête, les paroles du raï permettent à Khaled d'exprimer son anticonformisme et son désir de dépasser les tabous ; mais aussi plus prosaïquement, de faire l'apologie de l'amour et de l'alcool.

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# Posté le dimanche 05 novembre 2006 14:22
Modifié le mercredi 08 novembre 2006 11:39

"Hada Raïkoum"

"Hada Raïkoum"
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La période oranaise est marquée par les enregistrements à la va-vite quand l'argent commence à manquer dans les poches du cheb. Les paroles sont souvent improvisées et les cassettes rapidement prêtes pour la diffusion, permettant à certains éditeurs peu scrupuleux de se faire de l'argent au dépend du jeune chanteur. Les cassettes pirates à son effigie sont légion. D'Alger au quartier parisien de Barbès, une centaine d'entre elles circulent sous le manteau.

Dans la foulée de Bobigny, un disque "Hada Raïkoum" est gravé d'après une cassette, chez Horizon Music(label disparu).

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# Posté le dimanche 05 novembre 2006 14:26
Modifié le mercredi 08 novembre 2006 11:37

"Kutché

"Kutché
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Cheb Khaled part ensuite en tournée en France et en Europe. En 88, il enregistre ensuite sous la houlette de Martin Meissonnier, producteur français passionné de "world music", et avec Safy Boutella, musicien algérien, un album intitulé "Kutché", qui est le premier produit ailleurs qu'en Algérie, avec des moyens nettement plus importants. Mais le succès est moyen, les adeptes voyant là une version dénaturée du genre.
Après çà, il entreprend une tournée à travers l'Europe, passant par la Belgique, la Hollande et Londres. Sa carrière internationale commence à prendre son envol car il se produit aussi au Japon, à Tokyo.

Bon vivant et défenseur malgré lui du raï, Khaled décide devant la montée de l'intolérance dans son pays de s'installer en France. En juillet 91, il représente "la chanson francophone" à l'occasion du "World Summer Festival" qui a lieu à Central Park à New York.

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# Posté le dimanche 05 novembre 2006 14:37
Modifié le mercredi 08 novembre 2006 11:37

Didi

Didi
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Mais Cheb Khaled devient véritablement le Roi du Raï, un peu après la sortie de son nouvel opus "Khaled" en 1992. Produit à Bruxelles par Michael Brook et à Los Angeles par Don Was, la machine funk-raï se met en route pour une série de succès qui commence par le tube "Didi", premier titre en arabe à entrer dans le Top 50, classement français de référence. Il est aussi en tête des hit-parades en Israël, en Egypte, en Arabie Saoudite et même repris en Inde en langue hindi. Khaled n'en oublie pas moins d'où il vient en rendant hommage dans ce disque à sa ville, Oran,dans "Wahrane". Plus d'un million et demi d'exemplaires sont vendus à travers le monde. Il repart ensuite en tournée internationale durant laquelle de nombreux aficionados maghrébins ou non, se pressent pour voir et écouter la voix du crooner d'Oran
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# Posté le dimanche 05 novembre 2006 14:38
Modifié le mercredi 08 novembre 2006 11:39